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Comment changer de syndic après l’achat d’un bien immobilier ?

« Changer de syndic ? »

Vous venez d’acquérir un bien immobilier ? Félicitations à vous ! Vous êtes désormais copropriétaire dans un immeuble (s’il s’agit d’un appartement). Conformément à la loi de 1965, la copropriété est gérée par un syndic de copropriété qui peut être professionnel ou non. Si vous constatez que le syndic n’est pas très réactif ou que les charges de copropriété sont trop élevées, il est peut-être temps de changer de syndic

Qu’est ce qu’un syndic de copropriété ?

Commençons par un bref rappel sur ce qu’est un syndic de copropriété. Lorsque vous êtes propriétaire d’un bien en copropriété, vous êtes copropriétaire. La copropriété est régie par la loi de 1965. Ce texte stipule notamment qu’un syndic de copropriété est obligatoire pour assurer la gestion de la copropriété : une copropriété sans syndic est donc interdite par la loi.

Le syndic de copropriété a diverses missions. Il doit notamment représenter le syndicat des copropriétaires dans tous ses actes et actions en justice. Il a par ailleurs les missions suivantes :

🟧 Gestion financière de la copropriété : c’est lui qui est chargé de collecter les charges auprès des copropriétaires, de réaliser le budget prévisionnel et de le soumettre au vote des copropriétaires ;

🟩 Gestion administrative de la copropriété : établir et faire respecter le règlement de copropriété et la fiche synthétique, administrer l’immeuble et assurer la bonne conservation de celui-ci, établir et tenir à jour le carnet d’entretien de l’immeuble, veiller à la bonne exécution des décisions prises en assemblée générale ;

🟦 Souscription d’une assurance en responsabilité civile ;

🟨 Gestion des contrats avec les prestataires, notamment en cas de travaux.

Par ailleurs, la loi de 1965 stipule que le syndic de copropriété peut prendre deux formes :

🟥 Il peut être professionnel : dans ce cas, c’est une société qui agit en qualité de syndic. Les honoraires sont souvent élevés et il vous faut faire attention à des abus éventuels tels que le pré-état daté, souvent facturé à tort par les syndics traditionnels.

🟫 Il peut être non-professionnel : dans ce cas, c’est un ou plusieurs copropriétaires qui sont élus en qualité de syndic de copropriété. C’est le syndic bénévole ou coopératif. La copropriété est alors autogérée, ce qui permet de réaliser des économies conséquentes mais également de reprendre le contrôle sur sa copropriété.

Bon à savoir : Des solutions à destination des syndics coopératifs existent telles que Matera. Matera réinvente le syndic de copropriété en garantissant une gestion plus transparente, plus efficace et moins chère. Choisir Matera, c’est choisir un accompagnement de 60 experts dédiés et des charges de copro en moyenne 30% moins chères.

Changer de syndic : la marche à suivre

Si vous venez d’acquérir un bien immobilier en copropriété, vous allez devoir vous acquitter de charges de copropriété, peut-être même de charges liées aux travaux si ceux-ci ont déjà été votés en assemblée générale. Même si a priori vous avez déjà toutes ces informations en tête grâce à l’état daté rendu obligatoire, vous avez peut-être envie de réduire vos charges de copropriété et d’avoir un syndic de copropriété plus efficace. Et on ne peux que vous comprendre ! 

Acheter un bien en copropriété, c’est en effet l’occasion de changer de syndic. Pour ce faire, nous vous conseillons de discuter avec les autres copropriétaires afin de vous mettre d’accord sur les besoins de votre copropriété. Cela vous permettra de tomber d’accord sur le modèle de syndic le plus adéquat. Si vous êtes une petite copropriété notamment, passer en syndic coopératif peut être réellement avantageux !

Ensuite, vous devez mettre en concurrence plusieurs devis de syndics. Pour ce faire, pensez bien à comparer les prix, mais également les prestations proposées et la conformité des paramètres des contrats. Nous vous recommandons de ne pas mettre en concurrence plus de trois syndics afin d’éviter la dilution des votes des copropriétaires.

Puis, vous devez demander à votre syndic actuel de procéder à une mise à l’ordre du jour pour ajouter la résolution de changement de syndic à l’ordre du jour de la prochaine assemblée générale. Cette mise à l’ordre du jour doit être formulée par lettre recommandée avec accusé de réception (LRAR) ou par remise en mains propres contre récépissé.

Lors de l’assemblée générale, le changement de syndic doit être voté à la majorité absolue conformément à l’article 25-1 de la loi de 1965. Si le nouveau syndic est élu (qu’il soit bénévole, coopératif ou professionnel), le syndic sortant dispose d’un délai d’un mois pour transmettre les documents et archives au nouveau syndic en place. Il s’agit notamment du grand livre comptable et des procès-verbaux des précédentes assemblées générales.

Les avantages du syndic coopératif

Comme énoncé précédemment, le syndic coopératif est un modèle qui peut vous faire économiser des charges de copropriété, ce qui peut être très appréciable, surtout si vous venez d’acquérir un bien immobilier ! En effet, les honoraires des syndics traditionnels sont souvent exorbitants.

Par ailleurs, les syndics professionnels facturent des prestations additionnelles qui peuvent coûter très cher : convocation d’une assemblée générale extraordinaire (AGE), frais d’envoi, frais de relance, etc.

L’un des autres avantages du syndic coopératif est le contrôle que vous avez (enfin) sur votre copropriété. En effet, en passant par un syndic traditionnel, on perd souvent le fil sur les dossiers en cours et les contrats avec les différents prestataires. En syndic coopératif, c’est vous qui avez le contrôle sur votre copropriété ! Et comme vous perdez moins de temps à relancer votre syndic, vous pouvez enfin entreprendre ces travaux dont vous aviez tant rêvé dans les parties communes !

Vous instaurez également beaucoup plus de convivialité avec vos voisins dans une copropriété autogérée. C’est fini, vous ne découvrirez plus les autres copropriétaires lors de la Fête des Voisins ! Désormais, votre copropriété sera conviviale et collégiale.

Enfin, la gestion de votre copropriété est plus transparente en autogestion. Vous avez enfin une vision complète de la santé des comptes de votre copropriété, ce qui vous permettra de discuter avec les autres copropriétaires des projets à mettre en œuvre pour améliorer le quotidien de chacun !